Hebdonamique 39

Posté le Dimanche 5 juin 2011

Bonjour à vous, artistes travailleurs !
« Le plus fructueux de tous les arts, c’est l’art de bien vivre«  .

Cicéron a eu une idée de génie en époustouflant une telle phrase. Permettez-moi donc de vous arrêter un court instant dans votre lecture d’emails où,  je suppose,  se succèdent en série les demandes de clients, les messages tout azimut qui font certainement partie de vos ablutions Lermiste, Setecien, du matin. Maitre Imaille, ce sonneur de cloches, actif, appelant dès le matin les élus d’une entreprise en marche. Donc, juste un court instant, car ce n’est pas tous les jours qu’on peut parler de l’art de bien vivre.

Et je me sens bien placé pour vous en parler. Je sais de quoi je parle lorsque je vous dis, après Cicéron, que l’art le plus fructueux c’est celui de bien vivre. En effet, dès ma naissance, on m’a attribué un master en art de vivre. Tellement heureux de l’apprendre que sur le ventre de ma mère j’ai crié et pleuré. Je ne sais plus si c’était de joie ou de fierté. Certainement les deux.

Bref, ce diplôme en main, je fus aussitôt embauché au sein d’une multinationale généreuse, étonnement insouciante parfois, naturellement exigeante. Je vous présente la compagnie VITAL. Il a fallu que je me positionne, parce que vous n’imaginez pas l’usine à gaz que représente une telle entreprise. Comme je vous ai promis une courte interruption, je ne vous déballe pas toutes les péripéties pour arriver à me faire une place dans cet univers où facilités, difficultés, accueils, rejets, intérêts, indifférences, coups bas, coups haut, coups tout court, satisfactions,  échecs – et j’en passe – ont dressé un tableau magnifiquement coordonné, arrangé, selon un art que certain appellerait l’art de la toupie.

Tout s’agence selon un mélange subtil de couleurs et de traits qui force l’admiration tout autant que le dégoût. Bref, ce tableau représenterait bien cet art de bien vivre. Bien… Cela fait un certain nombre d’années que je cherche dans ce tableau « la chose » qui définit ce bien vivre. Ce bien, ce vivre… et pourtant avec mon master et mon expérience, je n’ai pas encore trouvé… Certes, il y a eu quelques esquisses de concepts que j’ai pu écrire dans mon cahier de brouillon.

Alors j’adresse un appel à Cicéron et à tous les Cicérons du XXI ème siècle : « Vous avez fait les beaux-arts pour nous pondre une telle chose, soit ! C’est quoi l’art de bien vivre ? »

Je me souviens d’un RSO (un Officier régional de sécurité) d’une ambassade dans une ville chaude – non pas chaleureuse – fier de dresser un plan stratégique, qui vanta les mérites du KH-12, cet oeil à haute résolution de Crystal, ce satellite-espion capable de reconnaître des objets mesurant 4 ou 5 centimètres et de prendre des photos dans le rayonnement infra-rouge, ce qui étend son champ d’action à la nuit. Grâce à ce trou de serrure (KH est l’abréviation de Keyhole = trou de serrure), ils avaient pu élaborer un plan tactique d’intervention. Nous avons la capacité de voir si précisément et de si haut. Quelle aubaine !

Et bien, il serait certainement utile que nous possédions un KH-12 afin de voir avec un recul élevé, la précision d’un art fructueux qui nous permettrait de comprendre et d’élaborer un art de vivre rémunérateur, avantageux, dans ce monde si complexe. Seulement c’est hors de prix. A plusieurs nous pourrions cotiser. C’est une idée. En tout cas, pour le moment, même avec mon master, je suis devant une porte et j’ai un mal de chien de trouver le trou de serrure.

Je vous laisse avec Maître Imaille, car vous avez certainement d’autres choses à régler aujourd’hui. Il n’y a pas de doute, vous trouverez la clé de vos problèmes rencontrés aujourd’hui.

Chaleureuse journée à vous.

Christian

Christian @ 22:05
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Hebdonamique 38

Posté le Samedi 29 janvier 2011

Bonjour à tous,

Y aurait-il une fin à tout ? Il semblerait que la nature en soit témoin, avec un effet redondant de remise en service d’une naissance, d’une nouveauté...

Et les hebdonamiques, commencés maintenant il y a presque trois ans ? Quoique rien de naturel, il se pourrait qu’ils en prennent le chemin. Alors, comme pour braver cette annonce, je vous présente une réflexion, une dernière peut-être, ce 38ème hebdonamique, une dernière balle de mon chargeur et qui touche à nos sociétés.

Je voudrai vous parler de guerre. Une guerre occulte et anonyme. Une guerre où tous les coups sont permis…Les entreprises sont bien en guerre.

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Dans leur version mondialiste, Les entreprises se sont imposées comme des acteurs nouveaux. Leur engagement dans les affaires du monde transforme la donne internationale : les grandes questions qui agitent la planète ne sont plus seulement d’ordre géopolitique, elles deviennent aussi et surtout géo-économiques. Etonnement, les alliés, hier soudés contre « l’empire du mal », aujourd’hui solidaires contre le terrorisme, sont aussi de terribles adversaires commerciaux. Une évidence que beaucoup ignorent. A sa manière, cette guerre d’un nouveau genre est cause de bien de ravages souterrains. Dans la conquête des marchés il n’y a plus d’amis, uniquement des concurrents. Les règles existent, mais quand la lutte est âpre, elles ont tendance à voler en éclats. Bienvenue dans les arènes des jeux commerciaux du troisième millénaire où seule la victoire compte !

Colbert disait que « Faire la paix pour nous procurer tous les avantages d’un grand commerce, c’est faire la guerre à nos ennemis ».

Des pratiques déloyales et illégales que nous n’imaginions pas se font jour, suite à des enquêtes, des renseignements d’hommes couverts d’anonymat mais craquant devant la folie… »Déclencher ou orienter en sous-main une campagne de désinformation contre un concurrent, salir son image publique, saboter son système informatique, envoyer des barbouzes lui dérober des documents confidentiels, espionner ses réunions commerciales, lui voler ses produits avant qu’ils ne soient mis sur le marché, soudoyer ses cadres dirigeants, les faire chanter… de bien étranges méthodes, autrefois apanages des services de renseignement, aujourd’hui pratiques courantes dans le monde chaotique de la guerre économique »(1). Ces guerres sont menées sans tirer une seule balle mais où les victimes viennent grossir les statistiques du chômage.

Qui aurait pu imaginer que la plus prestigieuse école de commerce française  fasse appel à un spécialiste de la déstabilisation pour attaquer son concurrent ? HEC attaque l’ESSEC. Voici l’opération Volutes en 2000. Objectif : empêcher que le phénomène des démissions d’une certain nombre d’étudiants de HEC pour rejoindre le rang d’ESSEC ne s’amplifie et ne remette en cause le leadership de la business School de Jouy-en-Josas. Il faut donc enrayer la montée en puissance de l’ESSEC et raffermir la position de numéro un d’HEC. Comment ? En s’attaquant aux contradictions de l’adversaire.

Qui aurait pu imaginer que des hommes « cachés » puissent accepter de cambrioler une PME afin de lui dérober ses fichiers et les livrer à un concurrent – et ce après avoir tenté de la piéger en la poussant à répondre à un faux appel d’offres émanant de pseudo-investisseur de l’Est ? Qui pourrait imaginer qu’une anodine petite annonce d’emploi puisse servir de cheval de Troie pour obtenir des informations confidentielles sur une société ? et qui aurait pu imaginer que les services secrets se mêlent de régenter la compétition économique en aidant les entreprises à remporter des grands marchés, quitte à espionner et déstabiliser les concurrents à coup de campagne de désinformation ?

Les soldats en col blanc de la guerre économique, eux, ne manquent ni d’imagination, ni de méthodes pour mener ce nouveau combat : Benchmarking offensif, débauchage concurrentiel, lobbbying, War room (c’est une réunion d’équipe de crise pour affronter un problème particulier dans les domaines économique ou géopolitique).

Les protestations ne suffisent pas pour mettre un terme aux dérives observées et permettre à une entreprise de prospérer, car trop peu de personnes sont conscientes du nouveau contexte de la compétition économique pour en mesurer les aspects pervers à terme et unir leurs efforts en vue d’un retour vers une plus grande éthique des affaires. Il ne s’agit pas seulement de préserver des entreprises et des emplois dans cette guerre économique larvée, mais protéger le mode de vie, l’identité culturelle et le modèle social. Ne pas réagir, c’est se condamner à l’horreur économique qui nous transforme en vulgaires consommateurs d’un hypermarché mondial dirigé par les épiciers de la mondialisation. En France, il ne suffit pas d’appeler à un patriotisme économique. Le sursaut doit viser une objectif plus ambitieux pour rassembler le plus largement possible, du dirigeant à l’ouvrier. La défense de notre modèle socioculturel patiemment bâti en dépend.

Je finirai par « l’attitude pendant l’orage« . Ce que Jocho Yamamoto a écrit à la fin du 17ème siècle (Hagakure, Le livre sacré des Samouraïs).

« Il existe ce qu’on appelle « l’attitude pendant l’orage ». Quand on est pris sous une averse soudaine, on peut, soit courir le plus vite possible, soit s’élancer pour s’abriter sous les avancées des toits des maisons qui bordent le chemin. De toute façon, on sera mouillé. Si on se préparait auparavant mentalement à l’idée d’être trempé, on serait en fin de compte fort peu contrarié à l’arrivée de la pluie. On peut appliquer ce principe avec profit dans toutes les situations« 

Alors je souhaite à chacun, « l’attitude pendant l’orage » ! et je vous dis aussi Bon vent !

Chaleureusement,

Christian

Christian @ 20:11
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Hebdonamique 37

Posté le Dimanche 28 novembre 2010

Trois citations pour une petite pensée

 

Province de Bamyan
Province de Bamyan en Afghanistan

« Un ordinateur peut faire le travail de dix hommes ordinaires, mais il n’y a pas une seule machine capable de le remplacer » (Cantenova).

Pourtant, quid de la fiabilité humaine ? Nous traversons, chacun pour sa part, des moments de vie où le régime d’action et de réflexion peut baisser ou s’intensifier. C’est Aldous Huxley qui disait que
« l’homme est une intelligence asservie à ses organes
« .

Ces temps-ci, les organes nous rendent fragiles, vulnérables.
Ces temps-là,  ils concoctent un « menu énergétique » qui améliore et accentue notre capacité de vivre.
…Le yoyo de nos vies dans le temps…

Comme F.Nietzsche, j’attiserai le désir de ces mots :
« …En ce jour parfait où tout arrive à maturité, où le raisin n’est pas seul à brunir, un rayon de soleil vient tomber sur ma vie :
j’ai regardé derrière moi, j’ai regardé devant moi et jamais je ne vis autant de bonnes choses à la fois..
.
 »
(Ecce Homo)

Chaleureusement à vous !

Christian

Christian @ 15:44
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Hebdonamique 36

Posté le Mardi 31 août 2010

De retour.

Cet hebdonamique.Vous aussi.

J’en vois sourire, d’autres attentifs, en lisant, mais aussi en regardant, en vous regardant, en vous croisant. Entre vous. Je me souviens que nous sommes si beaux, malgré la laideur qui nous traverse. Ne le prenons pas pour nous, je parle de notre humanité :-) .

Je me souviens de cet homme, en mission particulière, amenant avec lui cinq préados, longeant une vallée, pas très loin d’Asadabad, dans la région de Konar, en Afghanistan. Il avait pu les délivrer d’un camp d’entraînement. Un engin explosif improvisé à déclenchement piégé (en anglais, IED, Improvised Explosive Device) explosa alors qu’un de ces jeunes, heureux d’être libre, devança la troupe en chantant. L’homme fut imprégné du sang de ce jeune sur son visage, sans parler de ce qu’il voyait de son corps gisant là. Un autre jeune, larmes à l’oeil, regard profond, apeuré, sourire insolite, lui dit en Dari, « la vie nous sourit encore ». Cet homme eut un électrochoc. La vision de sa vie changea.

Je me souviens de cet homme qui m’a raconté comment il a dû résister pour s’approcher du bord alors qu’il nagea dans le froid parce qu’il était tombé au milieu d’un grand étang. Il était moins une qu’il y laisse sa peau. Son corps a mis du temps à s’en remettre. Cet événement a changé, sans aucun doute, sa manière de vivre, de vivre avec lui-même mais aussi avec l’autre.

Et puis, je pense que vous vous souvenez, vous aussi, de ces événements qui ont touché la vie d’un homme, d’une femme et qui les ont amené à vivre autrement, avec l’autre. Peut-être vous faites partis de ceux-là. Ces événements qui durcissent une âme ou qui l’oignent d’une huile de reconnaissance, d’une force qui la transforme. Ces forces-là donnent de la clarté aux chemins que nous prenons tous. Elles donnent envie de poursuivre.

Depuis ce jour de l’explosion, cet homme, cet agent en Afgha, a réalisé que tous, nous avions des valises. Elles sont inexorablement attachées à nous. Elles contiennent ces souvenirs, ces marques qui ont brisé, cassé, rompu des liens paisibles et sereins de la vie. Seulement, nous voulons les fermés pour ne pas trop en souffrir. Il s’est dit que jamais il ne chercherait à ouvrir ces valises intimes contenant tant de contradictions, de culpabilité, de souillures événementielles, morales. Il ne s’intéresserait qu’à aider à soulager certains en les aidant à porter. Peut-être auront-ils un jour le désir d’en vider le trop plein. Qu’importe, il a compris que ce qui est important est d’être ces porteurs de valises, espérant trouver aussi au moins une personne l’aidant à porter la sienne. Il est une chance, car il en a trouvé une.

Je me souviens qu’il y a peu de chose pour transformer notre regard en étincelles, en épée, en sourire, en moquerie, en légèreté, en pesanteur. Je me souviens qu’il y a peu de chose pour transformer un champ de blé en champ dévasté par la grêle, un champ sec et craquelé par la chaleur en champ de fleurs par l’eau ruisselante.

Alors que nous sommes entrainés à nous donner pour notre travail, grâce à l’énergie de chacun qui participe pour le bon fonctionnement de notre entreprise, cette habitude de chaque jour, GENesys nous rappelant les contours temporels et les contenus productifs, je me disais que si je découvrais un collègue avec sa valise, j’aurai envie de faire comme cet homme. Après avoir déposé les valises de nos vacances, une autre manière de les reconsidérer, pour un autre usage… Bonne reprise à tous !

Chaleureusement,

Christian

Christian @ 20:56
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La vie… l’avis…

Posté le Mardi 22 juin 2010

La vie est faite de beauté et de laideur, d’abondance et de disette, d’amour et de lassitude, de haine et de violence. La vie est en nous, et la vie c’est aussi nous, en particulier. Nous sommes cela, nous sommes cette exigence et ces transformations, nous sommes dans ses ruptures, ses changements, ses incohérences, ses digressions. Nous avons la capacité morale de former et de dessiner les contours d’une vie plus élevée

Cependant, parfois elle nous rattrape pour casser les contours et leur donner je pense des contours plus élevés, même si nous devons passer par des chemins ténébreux, lourds et dangereux. Tout cela touche notre concret : le travail, nos aspirations, notre vie de couple, de famille, nos amis, notre santé, … La vie est la plus belle de chose mais elle a parfois le visage d’un arbre sec, d’un animal mort aux entrailles en spectacle, à l’odeur d’une rose et aussi nauséabonde. Elle est bleu comme l’eau ou rouge comme le sang. Elle est énergie et platitude. Elle est joie et souffrance… Que nous ayons la force et le courage de la colorer de joie et de dynamisme serein. Ce voeu, je veux y croire, mais parfois, c’est si difficile. Il est une Vie qui l’est, comment se fait-il qu’à une époque de notre vie nous ne puissions la saisir tel un manteau qui nous couvre ?

Christian @ 21:56
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Hebdonamique 35

Posté le Lundi 31 mai 2010

…Et voilà que Pierre se les pose : « Pourquoi ? Pourquoi cette fausseté dans les rapports humains ? Pourquoi le mépris ? Pourquoi le dédain ? Où est Dieu ? Que fait la police ? Quand est-ce qu’on mange ? » Desproges, dans « Fond de tiroir », p84.

J’ai comme un vague sentiment que ce que nous sommes en train de traverser au sein du LERM, disons d’un point de vue général, commence par un « Pourquoi ? » pour finir par un « Quand est-ce qu’on mange ? »

Pourquoi cela change ? Pourquoi n’arrivons-nous donc qu’à sortir la tête pour respirer alors que le corps se dépêtre de la vase des chiffres que l’on qualifie d’affaires ? Pourquoi faut-il en arriver à se multiplier en soustrayant un peu ? de 77 à 1700, il y a un facteur de croissance qui n’est pas négligeable. Néanmoins, oui, Néant…moins, ce 77 a besoin d’un petit lifting du ventre, en soustrayant quelques graisses qui deviendraient, semblerait-il, superflues. Cherchant donc à calmer la brûlure secrète (je pense à Machiavel qui exprimait la profonde tristesse que lui inspirait la condition humaine. Paroles de spécialiste : « Je ris, mais mon rire m’est extérieur ; je brûle, mais ma brûlure est secrète.« ), ne pourrions-nous pas y voir tout de même des possibilités intéressantes, voire de positives possibilités dans ce qui se passe là, dans ce changement engagé ? Réponse hobbesienne (relatif à Thomas Hobbes, ce philosophe anglais du 17è siècle) pour qui la plus grande crainte de l’homme est de mourir de mort violente : mourir des mains d’un semblable. Cette peur « prérationnelle » est pour Hobbes le fondement de toute morale puisqu’elle force les hommes à une « concorde » entre eux. Il s’agit donc d’une morale de nécessité, non de choix

banquet.jpg
Cela dit, au travers d’un épanouissement de projet, d’un léger brouillard d’avenir, cette nécessité exprimée en arrive jusqu’à chacun de nos ventres qui crient : « Quand est-ce qu’on mange ? ». A cela, j’ai envie de nous dire à tous : « A table ! »…mais s’il vous plaît qu’elle soit bien garnie pour chacun d’entre nous. Je sais bien, je ne peux mettre que les assiettes et les couverts, mais c’est tout de même plus sympathique pour recevoir le gigot d’agneau, et plus encore
(voyez mon petit déjeuner de mes matins en photo) que plusieurs d’entre vous amènent, sans parler des légumes, du fromage, d’un bon dessert…

Allez, à table mes amis, et on va se la garnir celle là !

Christian @ 23:39
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Une triade cognitivo-corporelle

Posté le Dimanche 25 avril 2010

Voir, c’est croire et accepter comme évidence, après analyse, ce qui reste de cohérent à notre réflexion et notre perception. C’est accepter donc ce qui reste ainsi ! faut-il en rester là ? non !

Mais avant de prendre la cohérence comme chemin directeur, il a fallu enregistrer les données dès notre jeune âge : tout ce qui parvenait à notre entendement par la voie des sens était associé aux explications des plus grands :

- Ce que tu vois là mon fils, c’est un arbre avec des feuilles vertes…
- Qu’est-ce qu’un arbre, père ?
- C’est un objet vivant qui est sortie de la terre et qui produit des fleurs et des fruits. Tu peux même les manger.

Et là, le pauvre se retrouve avec toutes sortes d’interrogations insurmontables pour lui :
- C’est quoi un objet ?Que veut dire vivant ? La production, c’est quoi ?
- Les fleurs, je vois, c’est beau, mais pourquoi je trouve cela beau ?
- Et le fruit cela vient après cette beauté et je peux le manger ?

Finalement, il ne veut pas torturer son âme et le voilà qui mange le fruit… Enfin rassasié, il se remet à penser à tout cela. Le voilà allant son chemin et continuant entre le questionnement qui rassasie son âme, et le rassasiement de son ventre.

De tout cela, il y a un étrange mélange de temps et d’homogénéité entre les entendements et les ventres, une connexion entre les différents matériaux.

Voir, comprendre et manger.
Ecouter, entreprendre et boire.
Toucher, méditer et digérer.

Une triade cognitivo-corporelle.

Christian @ 20:06
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Hebdonamique 34

Posté le Jeudi 22 avril 2010

Andy Warhol, un peintre et réalisateur américain, décédé en 1987, disait que « Nous cherchons  plus à durer que nous n’essayons de vivre« . Et si le fait de se donner du bon temps n’était pas une façon de durer pour mieux vivre ? J’entends par « bon temps », des moments paisibles.

Repos du ChatQu’est-ce qu’un moment paisible ? J’ai envie de poser la question ainsi : Qu’est-ce qui se passe quand je me sens paisible ?…Allez, laissons de côté cette question !

Y a-t-il un lermiste parmi eux ? Ah, je le vois bien, celui-là au café avec ses potes en train de se relaxer après une journée de boulot. Tenez, elle, en train de prendre un bon bain relaxant. Non, je n’oublie pas celle-là, celui-là en train de s’occuper de ses fleurs. Et là, un bon livre le faisant voyager au pays du roman de sa pensée… Ecrire, courir, nager, regarder, … Tous nos sens en éveil, mais autrement, le corps relâché (mais non inerte), l’âme sans contrainte.

Ce besoin de retrouver la distance au stress, peut-être même de se retrouver. De laisser sortir ce que nous possédons de fort, qui réanime notre joie, notre envie de vivre. Une sorte d’équilibre compensatoire quand la pression du quotidien nous assomme et ne laisse que la nervosité du corps, de notre cerveau faire fonctionner cette machine si complexe et puissante que nous sommes. Cette nervosité-là, ce débit puissant agissant pour produire de l’action est utile. Mais, par une espèce de paradoxe, une autre puissance est enfermée. Elle pourrait se mettre à l’oeuvre avec cette puissance d’agir. Souvent notre quotidien dirigé par l’habitude, la contrainte se voit priver de cette puissance. On lui donne plusieurs noms : Wu-Wei pour les Chinois, sérénité et concentration mentale pour les gens de l’ouest, et d’autres expressions encore. Qu’importe.

Une possibilité pratique s’offre à nous : arriver, avec persévérance et discipline active, à ce que ses deux potentiels ne se suivent pas l’un après l’autre mais arrivent à se mélanger subtilement pour produire une autre façon de vivre notre quotidien…Il y a dans le mélange une pureté. C’est Bergson qui a su discerner cette pensée. C’est une piste.

Bien,…Si vous trouvez cette piste sans issue, il n’y a pas de souci à se faire. Continuez à vous occuper d’équilibrer les moments paisibles avec ceux plus contraignants.
Quant à moi, je vais courir là… forcer le muscle à prendre plaisir au vent qui souffle sur mon visage et qui me réjouit de me sentir vivre !

gastonrepos.jpgAprès votre travail de ce jour, prenez du temps qui vous soit paisible !

Chaleureusement,

Christian

 

 

 

 

 

Christian @ 20:34
Enregistré dans Hebdonamique